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Extraits de « Soyez bien dans votre assiette

 jusqu’à 80 ans et plus »

 

Dr KOUSMINE - Editions Tchou

 

 

CAS 35 F. (1930). Sclérose en plaques et diabète rénal.

 

          A vingt et un ans, cette jeune femme est atteinte de tuberculose pulmonaire, et porte une prothèse dentaire inférieure. A trente-six ans, elle est anormalement fatiguée et une sclérose en plaques débute. Une infection urinaire s’installe, qui devient chronique, malgré un traitement antibiotique.

 

          A quarante ans, elle ne peut plus marcher sans canne. Elle reçoit de l’ACTH-retard en injections intramusculaires une fois par mois. Deux ans plus tard, le diagnostic de diabète rénal est posé : sucre abondant dans l’urine avec glycémie normale.

 

          Elle est vue la première fois le 21 février 1973, à quarante-trois ans : sa démarche est raide, maladroite. Elle traîne les pieds, surtout à gauche. La marche étroite, les yeux fermés, est impraticable par manque d’équilibre. Dans le saut sur les deux pieds, elle ne peut se détacher du sol de plus de 2 centimètres. Le saut sur un pied est impossible. Le réflexe de Babinski est positif des deux côtés. Un nystagmus est présent à gauche. La force musculaire est très diminuée. La malade ne peut monter que sur un tabouret de 25 centimètres de haut et seulement avec soutien.

 

          La peau est trop sèche, surtout aux membres inférieurs, les seins granuleux. L’urine contient du sucre, la glycémie est de 95 milligrammes par 100 millilitres, donc normale. La cholestérolémie est de 291 (normale = 220), la bilirubine de 0,8 (normale = 0,6) et le pH urinaire 5,5. Des bactéries et des leucocytes sont présents dans le sédiment urinaire.

 

          Son alimentation moderne est déséquilibrée.

 

          Corps gras : beurre 34 grammes, margarine 5,5 grammes, huile de tournesol bon marché 7 grammes, soit un total de 46,5 grammes par jour. Il y a carence en vitamines B, E et F.

 

          L’alimentation est corrigée : survitaminisation A, B, C, E, F, en injections et par voie orale. Lécithine. Citrates afin de régler le pH urinaire sur 7 à 7,5. Décholestérifiants (mucopolysaccharides extraits de la muqueuse duodénale et clofibrate). Suppression des cigarettes (elle en fumait cinq par jour).

 

          Dix semaines plus tard, le taux de cholestérol dans le sang s’est normalisé (212 milligrammes par 100 millilitres). L’infection urinaire a disparu après une désinfection de dix jours par des sulfamidés. Du sucre est toujours présent dans l’urine.

 

          Le 15 Octobre 1973 (après huit mois de traitement), le sucre a disparu de l’urine ! La force musculaire est meilleure. Elle peut marcher une heure. En 1975, la sclérose en plaques est stabilisée, sans qu’il y ait eu de récupération fonctionnelle notable. L’urine ne contient pas de sucre. Le diabète rénal a disparu.

 

 

CAS 1.M. (1966) - Hernie diaphragmatique congénitale

 

          Enfant vomisseur dès sa naissance. Dès l’âge de huit mois, quand il a commencé à ramper, les vomissements sont devenus plus fréquents, se produisant jusqu’à vint fois par jour.

 

           A dix mois, une radiographie mit en évidence une importante hernie diaphragmatique par laquelle l’estomac remontait dans la  cage thoracique. L’enfant fut considéré par les plus hautes instances médicales comme un infirme congénital, condamné à vomir à chaque effort ou simplement en se baissant. Il fut mis au bénéfice de l’assurance-invalidité. Un antivomitif, jugé indispensable, lui fut administré quatre fois par jour ; une opération plastique fut prévue dès qu’il aurait atteint l’âge adulte. Son régime alimentaire comprenait du lait, des fruits, des légumes, un peu de céréales cuites (millet et riz poli). (…) Cette nourriture était spécialement pauvre en vitamines E et F.

 

          A l’âge de onze mois (1967), la crème Budwig est introduite dans son alimentation. Dès lors, les vomissements s’espacent et cessent un mois plus tard. L’antivomitif est supprimé.

 

          L’enfant reste malingre et anémique jusqu’à l’âge de cinq ans, où il est soumis avec succès à un traitement hormonal parce que ses testicules n’étaient pas descendus. Cette médication améliore son état général. A sept ans, il est encore fluet, trop long, trop léger, mais il n’a plus jamais vomi !

 

          Toute la famille a normalisé son alimentation en 1967. Trois ans plus tard, la mère se porte mieux et met au monde une fillette normale, incomparablement plus facile à élever que l’aîné, tant sur le plan physique que psychique.

 

 

CAS 19.F. (1904) - Infections urinaires

 

          Très mauvaises dents : dentier supérieur à vingt-sept ans, inférieur à quarante-trois ans. Fibrome à la matrice (opérée à cinquante-six ans). La peau des jambes est anormalement sèche et squameuse. Elle est constipée.

 

          Dès l’âge de cinquante-cinq ans, elle est constamment sujette à des infections urinaires, qui sont passagèrement supprimées par des antibiotiques, mais reviennent deux à quatre semaines après l’arrêt des médicaments. Elle se nourrit « comme tout le monde » : café au lait et café noir, l’un et l’autre deux fois par jour. Elle mange peu gras : 10 grammes de beurre et 30 grammes d’huile de tournesol raffinée par jour.

 

          Je la vois la première fois le 3 septembre 1965. Elle a soixante et un ans. J’introduis dans son alimentation des céréales complètes, des huiles pressées à froid (en remplacement des huiles raffinées) et de la crème Budwig. Je pratique une vitaminothérapie (vitamines A, B, C, D, E et F) avec apport de calcium. Elle reçoit en outre, pendant dix jours, tous les soirs, un lavement, suivi d’une instillation d’huile de tournesol vierge (60 millilitres) qu’elle garde la nuit. Cinq mois plus tard, elle se sent beaucoup mieux. Elle n’est plus constipée. Une dernière poussée de cystite survient un mois après le changement d’alimentation, puis ces infections disparaissent.

 

 

CAS 21.M. (1952) - Maux de tête

 

          Dès l’âge de douze ans, ce garçon souffre de maux de tête quotidiens si violents, que l’existence d’une tumeur cérébrale est soupçonnée, mais les examens (EEG) permettent de l’exclure. Il a de mauvais résultats scolaires. Il est soigné par moi dès janvier 1967.

           Il a quinze ans. C’est un jeune adolescent pâle et maigre : 43 kilos pour une taille de 1,60 mètre (déficit de poids : 5 kilos). La peau des jambes est très sèche et rêche ; les ongles sont mous et parsemés de taches blanches.

 

          Son alimentation : le matin, cacao à la banane, pain, beurre, confiture, fromage. A midi, il mange au restaurant quatre fois par semaine (ce qui suppose une nourriture « normale moderne » avec viande, abondant usage de céréales raffinées, de graisses, dites végétales, et d’huile bon marché, donc une nourriture très pauvre en vitamines B, E et F). A 16 heures un petit pain. Le soir, viande et restes de midi du repas familial. Corps gras employés par la famille : 75 grammes de beurre, huile de tournesol bon marché 25 grammes, soit un total de 100 grammes par jour et par personne.

 

          Je corrige son régime alimentaire : remplacement du beurre et des huiles raffinées par 30 grammes d’huiles pressées à froid et consommées crues, céréales complètes quotidiennes, réduction de la ration de viande.

 

          Six semaines plus tard, le garçon est méconnaissable : son poids a augmenté de 4 kilos, son teint est rose. Les maux de tête ont presque disparu. A l’école, il peut mieux se concentrer, les notes s’améliorent.

 

          Avec une alimentation plus pauvre en calories, mais beaucoup plus riche en vitamines, la reprise d’un poids normal se produit en un temps record : le rendement de l’alimentation équilibrée est bien meilleur que celui d’une nourriture surabondamment riche en calories, mais privée des vitamines et autres catalyseurs nécessaires à leur assimilation. Une ration quotidienne de 100 grammes de graisses additionnelles inadéquates surcharge constamment le foie, d’où les maux de tête. Une partie de cette graisse surabondante ressort avec les selles sous forme de savons calcaires, d’où anomalie des ongles, qui deviennent tendres comme du papier et se couvrent de taches blanches.

 

          Et cet adolescent de me déclarer : « En tout cas, votre crème Budwig, je la retiens : elle est sensationnelle ! Il faudra que ma femme apprenne à la faire ... » A quinze ans !

 

 

CAS 7.F. (1939) - Stérilité

 

          Mariée à vingt-cinq ans, cette femme se présente après quatre ans de mariage stérile. Elle souffre de rhume des foins, de migraines. Ses ongles sont mous et cassants ; ses seins bourrés de nodules douloureux au moment des règles. 

 

          Son alimentation : le matin, pain, beurre, confiture, ovomaltine. A dix heures, fruits. A midi, viande, légumes, salade, pâtes ou riz poli. Le soir, café au lait, œufs, salades et fruits. Corps gras par jour, 47 grammes de beurre et 14 grammes d’huile d’arachide raffinée. Donc, carence en vitamines F et E, dites de fécondité, en complexe B et en oligo-éléments contenus dans les céréales naturelles.

 

          La correction du régime commence le 28 novembre 1968 (céréales complètes, oléagineux, huiles de tournesol et de lin pressées à froid). Elle est réglée le 14 décembre 1968, puis survient la conception. Le 8 septembre 1969, a lieu la naissance d’un garçon, que la mère allaite complètement pendant trois mois.

 

 

CAS 7 bis.F. (1941) - Stérilité

 

          Ce cas est calqué sur le précédent. Mariée à vingt-deux ans, une femme n’a pas d’enfants à vingt-six ans. Elle souffre de maux de tête. Ses ongles sont mous, son teint terne, sa langue chargée. Elle doit se faire faire une prothèse dentaire dès l’âge de vingt-deux ans.

 

          La correction de l’alimentation commence en juin 1967. Conception six semaines plus tard. Naissance d’un bébé normal le 24 avril 1968.

 

 

CAS 14.F. (1945) - Mastopathie (maladie des seins)

 

          Une jeune fille exubérante de dix-sept ans, sortant beaucoup et dormant peu (bals, cocktails, etc.), voit soudain ses deux seins gonfler, devenir douloureux et durs comme pierre. Une cure de pénicilline reste sans effet. Afin de neutraliser l’afflux, supposé exagéré, d’hormones ovariennes (oestrogènes) on se propose de lui injecter des hormones mâles.

 

          Cependant, un lavement quotidien et un jeûne partiel à base de pommes crues normalisent la situation en trois jours ! Pourquoi ? L’adolescente avait dépassé, par ses excès, la limite de sa tolérance. Son foie n’avait pu exercer suffisamment, ni son rôle de filtre microbien et toxinique, ni celui d’inactivateur des oestrogènes en excès. L’attaque microbienne et toxique ayant été écartée par les lavements répétés et le jeûne, le foie soulagé a pu  reprendre ses fonctions et tout est rentré dans l’ordre. Dans la suite, l’alimentation fut normalisée, afin que de telles aventures ne se reproduisent plus.

 

 

CAS 29.F. (1908) - Psoriasis (maladie chronique, squameuse de la peau)

 

          Deux ascendants et deux sœurs de cette femme sont décédés de tumeurs malignes. Sont atteints de psoriasis son père, elle-même et une de ses filles. Chez elle, la maladie a débuté à l’âge de cinq ans, d’abord aux genoux et aux coudes, au cuir chevelu, puis s’est généralisée à tout le corps. Entre vingt-cinq et trente-sept ans, elle a eu sept grossesses au cours desquelles l’éruption disparut, pour revenir, dès la montée du lait. Elle s’accentue dans les périodes de surmenage, de soucis ou de chagrins. Les poussées de psoriasis alternent avec des accès d’asthme. Se jugeant incurable, la malade vient pour la première fois non pour elle, car tous les efforts tentés au cours des années pour améliorer son état ont échoué, mais pour sa fille, dont le psoriasis est plus bénin. Elle corrige cependant son alimentation et constate un certain mieux. Elle vient se montrer un an plus tard, en mars 1967.

 

          Le tronc, les membres, le cuir chevelu sont couverts d’éléments psoriasiques. Les ongles sont atteints, décollés, épaissis. Quand elle se déshabille le soir, le plancher se recouvre de squames, détachées de son corps ; elle se gratte jusqu’au sang et doit se doucher pour calmer les démangeaisons. Je lui prescris d’abondantes vitamines pharmaceutiques A, B, C, D, E, F, du calcium, et localement, des bains de soleil et des applications de mousse contenant de la cortisone et du goudron.

 

          Deux mois plus tard, les démangeaisons disparaissent. Après six mois, les ongles sont guéris et il ne reste plus que de rares éléments de psoriasis sur les coudes et aux cuisses. Elle n’a plus d’asthme.

 

          Ainsi, chez cette femme gravement atteinte, une amélioration spectaculaire est obtenue par une correction de l’alimentation d’une part, par un apport abondant et prolongé de vitamines pharmaceutiques d’autre part, et cela dans la cinquante-quatrième année de sa maladie ! Son psoriasis ne guérit pas, mais il devient intermittent et négligeable. Dese poussées occasionnelles se produisent encore quatre ans plus tard, lors de surmenage et de soucis.

 

          Dans d’autres cas, un psoriasis moins sévère, accompagné d’autres troubles de santé, pour lesquels les malades furent traités, disparut ou s’atténua sans qu’il ait été nécessaire de s’en occuper.

 

 

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